A noter que le cours du 24 mars portera sur le chapitre 3 du livre I de l'Anti-Oedipe de D&G, chapitre inttitulé "Le sujet et la jouissance".
Lectures philosophantes
dimanche 13 mars 2011
Absence
Pour cause de conseils de classe (mon labeur quotidien étant d'abord d'exercer le jugement de jeunes esprits), le cours de philosophie du 17 mars ne pourra avoir lieu. Il sera rattrapé ultérieurement selon les disponibilités de salles et d'heures.
jeudi 10 février 2011
Synopsis du cours du 10/02/2011 - digression 1: Artaud, folie et aliénation
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L'oeuvre d'Artaud est un défi pour le lecteur car sa folie est un masque qui nous empêche de le lire cette oeuvre pour ce qu'elle est vraiment. Ouvrant un écrit d'Artaud, c'est face à l'énigme d'une "aventure", expression employée par J. Derrida pour dire l'entremêlement de la vie et de l'oeuvre de l'auteur dans quelque chose qui relève d'une épreuve au limite du vivable, au limite du dicible.
Ce faisant, connaître la biographie de l'auteur a son importance pour le lire, mais il faut sans cesse veiller à ce que cette vie ne nous empêche pas de voir ce qu'Artaud en a fait par ses écrits. Ici, le rapport de la vie et de l'oeuvre connaît une complexité nouvelle, car il est impossible de les séparer, mais ni la maladie de l'auteur ne doit en empêcher la lecture, ni la lecture ne doit en oublier la maladie, de telle sorte que pour le lecteur aussi cette oeuvre presque fuyante est une expérience à part entière.
Antonin Artaud
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On gardera à l'esprit l'essentiel: Antonin Artaud est un fou et un aliéné. Fou au sens où il est naïf de feindre d'ignorer qu'il ne fut pas, tout sa vie, souffrant; aliéné au sens où, sans cesse souffrant, il forgea à travers son oeuvre un point de vue inégalé sur les conditions de possibilité de ce que nous nommons la santé mentale, l'oeuvre littéraire, la normalité...etc.
La psychiatrie ne nous est malheureusement d'aucun secours aujourd'hui pour redonner la place éminente au fou, place qui fut la sienne, celle du visionnaire qui , aux confins de l'a-normalité, nous montre l'arbitraire de la normalité. En ce sens, la folie est la vérité dénudée de l'homme, ce qu'est un homme une fois que lui est retiré tous les artifices d'une culture. N'est pas fou celui que l'on croit; l'homme normal a aussi sa maladie, celle de croire que son monde est le monde, celle de croire qu'il vit dans la vérité alors qu'il n'est qu'un rêve bientôt effacé.
mardi 8 février 2011
Synopsis du cours du 3/2/11 - Prolégomènes à la fabrication d'un CsO
Un pas doit désormais être franchi, un pas qui met sans dessus dessous les intuitions du sens commun, ce pas qui fut jadis désigné comme une "révolution copernicienne". Le temps est révolu où le réel nous était une réalité simple et évidente; voici venu l'âge du transcendantal où, le réel nous est devenu étrange ou étranger, sans cesse occulté par les conditions de possibilités qui nous le font connaître. nous croyons à la vérité de notre monde, mais nous ignorons trop souvent que, sous-jacent à nos représentations si sûres d'elle même, il y a le monde, c'est-à-dire un réel dont l'opulente multiplicité est rétive à nos représentations.
Ainsi de la machine désirante dans l'Anti-Oedipe de Deleuze et Guattari. Elle est machine transcendantale en tant que nous désirons toujours part et à partir d'un code qui en oriente les inclinaisons: "je veux ceci" parce que ceci m'est désigné ou m'apparaît comme objet désiré...etc. Mais sous-jacente à la machine transcendantale, il ya une autre machine qui grouille de possibilités, la machine désirante empirique, en prise avec le réel sans orientation ou finalité particulière: "je délire ceci et cela, et encore..." parce que sans cesse ça travaille, ça se connecte avec l'opulente multiplicité des flux du réel, au point parfois que cette vie machinique m'emporte dans son fluide indifférencié. Alors plus rien ne marche, plus rien ne fonctionne, ou du moins rien d'autre que ce fluide qui me traverse.
C'est alors non plus le procès de production de la machine désirante, mais la station improductive du CsO (Corps sans Organes). Le désir n'est alors plus cette machination constance dans et par le réel qui confine à la réalité, mais vie machinique, immersion dans le fluide de la vie. Sans doute faut-il des yeux de chouete un peu folle pour voir dans cette machine empirico-transcendantale les états de la schizophrénie: entre excitation et apathie, la machine désirante trouve à incarner toutes ses phases, toutes ses strates dans le schizophrène. Quel statut donner alors au CsO? Ou l'enjeu devient de comprendre comment et pourquoi il devient utile, voire nécessaire de se fabriquer un CsO.
mercredi 2 février 2011
vendredi 28 janvier 2011
Synopsis du cours du 27/01/11 - digression 2: Les schizos
La figure du schizophrène dans l'Anti-Oedipe de Deleuze et Guattari
La figure du schizophrène comme être désirant par excellence a de quoi étonner le lecteur de l'Anti-Oedipe (AOe). Quel rapport entre des troubles affectifs et l'être désirant? Et pourtant, cette figure joue le rôle d'un personnage conceptuel aussi éminent que le nomade dans Mille Plateaux (1981). Le schizophrène est par ailleurs une figure transversale, ni tout à fait à Deleuze, ni tout à fait à Guattari, ni tout à fait aux deux: ainsi Deleuze travaille cette figure dès Logique du sens (1969) avec A. Artaud tandis que Guattari rencontre des schizophrènes à la clinique de La Borde. Les schizos resteront, avec le CsO (Corps sans Organes) une figure conceptuelle hétérogène tant dans l'oeuvre de Deleuze (ex. le CsO dans Logique de la perception) que dans celle de Guattari (cf. Cartes schizoanalytiques). Enfin, la figure du schizophrène, dans l'AOe, relève d'une certaine clinique du désir qui s'oppose à celle du névrosé dans la psychanalyse. Le schizo dit combien le désir est délir, c'est-à-dire pure expérience d'un désir comme connexion.
La figure du schizo n'en demeure pas moins choquante tant pour le sens commun qui ne veut y voir qu'une figure pathologique que pour les malades qui n'y voient que la figure souffrante. D'autres candidats aux postes de personnage conceptuel aurait sans doute fait l'affaire, comme par exemple, l'éxubérant, le fantasque, l'excentrique ou le déviant. Mais toutes ses figures ne font que répéter ce que dit déjà le schizo: désirer, c'est délirer, c'est-à-dire produire quelque chose dans un réel non lié par la représentation. Le schizo est la machine désirante mise à nu, l'expérience délié du réel.
1. L'exubérant
L'exubérant est celui qui affirme que sa vision poétique du monde fait apparaître, sous la réalité prosaïque du monde, l'énergie qui sourd dans le réel. Ainsi de William Blake dans le Mariage du Ciel et de l'Enfer qui, à force d'oppositions, fait émerger la figure véritable du monde comme Mal ou comme équilibre précaire voué au Mal.

William Blake, Le dragon rouge et la femme aux habits de soleil
Le langage poétique se fait ici schizophrène en tant qu'il dit combien derrière ces représentations que nous prenons pour réalité un réel plu vaste plus riche est la source de l'expérience désirante. Ici, le langage poétique se fait délire, parce que désir, mais il dit la vérité du monde parcequ'il ne se cache plus derrière les représentations prosaïque du monde.
2. Le fantasque
Le fantasque est celui qui introduit dans la réalité une dose suffisante d'imaginaire pour en travestir les codes. Ainsi des zoot suiters qui, en temps de misère, adopte le code vestimentaire de l'aristocratie, pour affirmer la supériorité de la fantaisie sur la réalité ordinaire: ce n'est pas parceque l'on est black et pauvre que l'on ne peut pas être élégant. Le zoo suiter est en cela schizophrène qu'il introduit dasn une réalité vestimantaire et donc sociale une subversion qui en déplace les codes et les usages.
Ainsi de Cab calloway qui avec son argot grossier, ses onomatopées chantées redonne du sel à un jazz noir-américain qui avait perdu quelque peu de sa vigueur revendicative.
Ainsi, des zazous qui, après guerre, (le clip ci-dessus est une reprise d'un classique du jazz des années 40), revendique par leur attitude une opposition élégante au pétainisme ambiant.
3. L'excentrique
L'excentrique est celui qui décentre les stéréotypes, les déplace pour les dissoudre. L'excentrique est en cela schizophrène entant qu'il déplace des codifications de genres sexuelles qui organise la réalité sociale. Ainsi de la figure de la "bitch" ou garce à la langue bien pendue comme Boy George. Reprenant à son compte le stéréotype de l'homosexuel efféminé, la bitch l'accentue, l'exagère en se travestissant à outrance de telle sorte que le stéréotype ne désigne plus rien.
Avatar plus récent de l'excentrique, la freak bitch avec Lady Gaga qui, non seulement travestit les codes sexuelles d'une société encore bien-pensante mais travestit aussi les codes esthétiques de l'entertainement musical, c'est-à-dire du show-bizz, du vidéo-clip, de la culture club...etc.
4. Le déviant
Le déviant est celui qui peu à peu se détache des rôles et des fonctions que lui assigne un code sociale particulier. Il dévie d'une réalité sociale pour mieux naître à soi dans un réel qu'il est désormais le seul à habiter. Le déviant est en cela schizophrène en tant qu'il met à jour l'existence d'un réel sous-jacent à ce que nous croyons être la seule réalité: sous les représentations qui font le réalité de notre monde, il y a un autre monde, un réel plus vaste que les représentations qui cherchent à le contenir.
Ainsi de Messerschmidt qui fait de l'autoportrait grimaçant une thérapeutique singulière: se pinçant à chaque fois qu'il est la proie d'une crise schizophrénique, Messerschmidt se sculpte luttant avec son mal. Il immortalise par là, à travers une oeuvre des plus singulières sans autre fonction que cette thérapeutique à usage unique, l'expérience pure d'un désir délié, fou par défaut.
jeudi 27 janvier 2011
Varia - Lady Gaga
Variations sur la figure du schizophrène dans l'Anti-Oedipe de Deleuze et Guattari
La "freak bitch"
ou lorsque la figure de la garce travestit tous les codes, y compris ceux de l'esthétique de l'entertainment.
Découvrez la playlist Varia_Lady Gaga, Bad Romance avec Piano Gaga
mardi 18 janvier 2011
Absence
Pour des raisons indépendantes de ma volonté, je ne pourrais pas assurer le cours du jeudi 20 janvier 2011. Je prie les auditeurs de m'en excuser. Le cours sera rattrapé ultérieurement.
dimanche 9 janvier 2011
Synopsis du cours du 6/01/11 - Le désir comme production
(Notes à compléter)
La machine désirante fonctionne suivant trois modes: connexion-disjonction-conjonction; prélèvement-détachement-reste; Libido-Numen-Voluptas. Ces 3 modes de fonctionnement n'ont de cesse de faire du désir quelque chose qui machine du réel. Aussi, le désir est-il ce qui produit du réel, le désir est machine en tant qu'il ne cesse de faire le réel comme résultat de cette machination. Il n'y a pas d'autre réalité que celle produite par le désir, il n'y a de désir qu'en réalité.
On ne cessera pas de s'étonner que le schizophrène soit pour Deleuze et Guattari le le modèle-type de cette expérience désirante (par exemple cf. I,1) et qu'il préfigure un meilleur modèle que le névrosé. Il faut cependant comprendre que là où le névrosé désigne le conflit entre le désir et la réalité, le schizophrène affirme que le désir est immanent au réel. Il témoigne dès lors non d'un conflit entre désir et réalité, mais d'un hiatus entre la réalité de l'expérience désirante et sa représentation. Ainsi du Lenz de Büchner dont la souffrance est moins d'être connecté à toutes les forces de la nature que de devoir faire rentrer cette expérience dans le cadre culturel posé par le pasteur Oberlin (exercices de classification...). Le schizophrène est en-deça de toute représentation qui organise la nature (nature/culture, nature/industrie...) et la soumet à une représentation. Il incarne l'expérience pure du réel tout entier sans le filtre des catégories qui l'organise en réalité particulière. Le schizophrène est celui qui désire-délire du réel.
Ce faisant, la figure du schizophrène désigne l'expérience authentique du désir comme délire, c'est-à-dire comme machine désirante faite de flux et de coupure. Le schizophrène est le modèle-type de la machine désirante en tant qu'il produit directement du réel, qu'il délire directement dans le réel sans passer par les finalités du désir définies par telle ou telle machine sociale.
Reste cependant à interroger la pertinence de ce choix. On connaît la critique ("vous n'avez jamais vu un schizophrène"), Deleuze et Guattari la mettant eux-mêmes en scène (cf. AOe p. 456). Mais alors, que faire du schizophrène de Deleuze et Guattari?
mercredi 29 décembre 2010
Synopsis du cours du 18/11/10 - La machine d'écriture Deleuze-Guattari
notes (à compléter)
La tentation est grande de distinguer dans L'Anti-Oedipe ce qui appartient à Deleuze et ce qui appartient à Guattari. Les lectures françaises de cette oeuvre commune ont pris pour habitude caricaturale de sous-estimer, voire d'ignorer l'apport de Guattari (pour une lecture équilibrée de cette oeuvre bicéphale, cf. François Dosse et Manola Antonioli). Ce faisant, on lit l'oeuvre sans comprendre que celle-ci relève d'un procès d'écriture qui n'est pas réductible à son résultat.
L'Anti-Oedipe est une machine d'écriture, la façon dont ça a fonctionné entre les deux auteurs, la parole mêlée de Deleuze et Guattari sans que l'on ne puisse ni ne faille en démêler l'ensemble. Le texte fonctionne ainsi moins par la connivence ou la complicité des deux auteurs que par familiarité des deux auteurs via un processus de décantation des propos et d'incrustation des écritures. Ainsi des relations que l'on peut établir entre le matériel apporté par Guattari (cf. texte en notes) et le travail d'épuration effectué par Deleuze: on se trompera à n'y voir qu'un travail de mise en forme tant les propos de Guattari viennent sans cesse contaminer les armes lourdes de la philosophie greffées par Deleuze. La machine d'écriture est ainsi un agencement collectif d'énonciation témoignant de la façon dont le discours de Deleuze et le discours de Guattari se sont branchés l'un sur l'autre pour constituer un flux d'écriture qui n'est ni à l'un ni à l'autre. Aussi ce livre est-il moins une oeuvre avec la fonction d'auteur pour en assumer le dire, mais une production avec des énoncés qui ne renvoient qu'à eux-mêmes.
Sans doute un jour, sera-t-on lire l'Anti-Oedipe sans plus se soucier de leurs auteurs tant la fonction d'auteur n'est qu'un reste de la machine d'écriture. Car s'il faut entendre "machine " dans sa littéralité, alors ce livre a quelque chose qui nous échappe. Fort est de constater que le lecteur peu habitué à des textes philosophiques y verra sans doute une machine-folle agglomérant ensemble, gros mots et concepts, allusions et références, boutades et définitions... Quant au lecteur plus avisé, il sera vite perdu dans cette machine qui ne s'organise pas comme une docte gadget académique. Aussi le lecteur lui aussi doit-il machiner avec l'ouvrage, c'est-à-dire opérer des coupures dans le flux d'écriture du livre, s'y inscrire en trouvant comment ça fonctionne non pas tant dans le livre qu'entre le livre et lui-même. Chaque lecture doit d'une certaine façon inventer l'ouvrage, non pas tant en l'interprétant à sa façon, mais en faisant que quelque chose se produit entre lui et l'oeuvre.
mercredi 1 décembre 2010
Textes pour le cours du 2/12/10
Le cours portera sur le chapitre 5 de la première partie de l'Anti-Oedipe de Deleuze-Guattari.
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mercredi 24 novembre 2010
Textes pour le cours du 25/11/10 - Qu'est-ce qu'une machine désirante? 1/2
Le cours portera sur l'ensemble de l'appendice à l'Anti-Oedipe, bilan programme pour machines désirantes. On piochera dans cet ensemble au gré des remarques et des questions de l'atelier de lecture .
Pour voir le texte, il suffit de cliquer sur l'animation ci-dessous et de télécharger ou imprimer le document.
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dimanche 14 novembre 2010
Synopsis du cours du 21/10/10 - Désir et réalité
Qu'est-ce qui fait la réalité d'un désir? Ou plutôt que croit-on faire quand on dit "réaliser" un désir?
Il est de coutume de penser le rapport entre désir et réalité comme celui d'un sujet désirant, surplombant le réel, où il contemple les objets possibles de son désir. C'est là faire du désir une question de choix, de liberté et de ne cantonner le réel qu'à n'être que la réserve de nos désirs toujours disponibles. Il y a là une illusion métaphysique qui nous fait croire que le désir transcende le réel comme la liberté transcenderait la nécessité.
A rebours de cette disposition à penser notre désir comme maître et possesseur du réel, L'Anti-Oedipe de Deleuze et Guattari nous invite à penser non ce désir abstrait, extrait comme par magie du réel, mais un désir concret inscrit dans le réel lui-même. Un objet désiré l'est non pas parce que je le veux, mais parce qu'il m'apparaît comme désirable, car pris dans un ensemble qui le rend signifiant à mes yeux. Ainsi de cette robe verte, que je désire, non seulement parce qu'elle m'apparaît dans cette vitrine de magasin, mais aussi parce que je me vois dedans, élégante et désirable, pour telle ou telle occasion...etc
Ce faisant, s'interroger sur le rapport entre désir et réalité, c'est poser le problème du sens même du désir. En effet, si par désir, on entend la conscience qu'a un sujet désirant de ce qui le pousse à vouloir tel ou tel objet désiré, alors le sujet désirant ne fait que prendre ses désirs pour des réalités; mais si par désir, on entend une certaine tendance à vouloir, alors le désir n'est que la réalisation de ses tendances en tant qu'elles prennent corps dans le réel. Ainsi, je ne désire pas telle chose dans l'abstrait comme un caprice de ma volonté, mais je désire concrètement telle chose, aperçue ici et maintenant, que j'imagine agréable dans telle ou telle contexte pour telle ou telle occasion...etc. Aussi, il conviendra de comprendre en quoi il ne faut pas opposer le désir et le réel, mais que le désir est le mot qui désigne notre rapport au réel et qui, à bien le comprendre, doit se confondre avec le réel et non s'en distinguer.
Textes pour le cours du 18/11/10 - La machine d'écriture DeleuzeGuattari ou la guêpe et l'orchidée
puis, nous aborderons directement le premier paragraphe de l'oeuvre en nous demandant comment il faut lire ce machin.
mardi 2 novembre 2010
Eros ex machina
Les lecteurs de ce blog et auditeurs du cours sur l'Anti-Oedipe de Deleuze et Guattari peuvent accompagner leur lecture de l'ouvrage des notes reproduites sur le site suivant:
http://erosexmachina.posterous.com
On y trouvera autant de trouvailles, bricolages et machins diverses pour engager la lecture de l'Anti-Oedipe et en exciter la lisibilité.
jeudi 14 octobre 2010
Absence
Le cours du jeudi 14 octobre ne pourra avoir lieu, la naissance, depuis quelques heures, de ma petite Eugénie me mettant dans un état émotionnel incompatible avec un cours de philosophie un tant soit peu rationnel.
Je prie les auditeurs de bien vouloir m'en excuser, le cours sera rattrapé ultérieurement. Prochain cours, le jeudi 21 octobre.
Bonne lecture de l'Anti-Oedipe.
Votre professeur
dimanche 10 octobre 2010
Cinéma et philosophie - bilbiographie
Pour ceux qui souhaiteraient approfondir le dialogue entre cinéma et philosophie et la dialogue sur le pessimisme à partir de Whatever works.
J. Cerf, Cinéma et philosophie, éd° Cahiers du Cinéma, coll° Les petits cahiers.
Un panorama détaillé des rapports entre ces deux modes de pensée.
R. Quilliot, La philosophie de Woody Allen, Ellipses
Une analyse thématique assez fine des films de Woody Allen jusqu'en 2004.
A. Schopenhauer, Le monde comme volonté et comme représentation, trad° Sommer, Stanek, éd° Folio
Oeuvre magistrale, bien qu'ardu. Le livre IV est la justification d'une vision pessimiste du monde. Quantités d'autres petits textes restent sans doute plus abordables, mais on aborde alors Schopenhauer par sa caricature volontaire. Donc, si la ténacité est de mise, il ne faut pas hésiter à se jeter dans cette oeuvre majeure.
G. Morano, Schopenhauer pas à pas, éd° Ellipses
Une introduction claire du système de pensée de Schopenhauer.
Ch. Salaun, Apprendre à philosopher avec Schopenhauer, éd° Ellipses
Une approche thématique claire et concise qui se concentre sur certains textes en particulier.
I. Yalom, La méthode Schopenhauer, éd° Points Seuil
Sans doute la meilleure introdiction à Schopenhauer pris sous l'angle du pessisme. Un roman psycho-philosophique qui tient en haleine tout en distillant avec sérieux les thèses majeurs de l'auteur.
jeudi 26 août 2010
La production du désir
Université Populaire Européenne de Strasbourg, cours de philosophie
Le désir attrapé par la queue 3/4 - 2ème partie: la production du désir
Tous les jeudis à 20h à partir du 7 octobre
Cours St Louis, 9, quai Finkwiller

M. Duchamp, Le Grand Verre, 1915-1923
Puisqu'il vaut mieux ne pas prendre ses désirs pour des réalités, comment croire en la réalité de ses désirs? Il s'agira cette année, à partir d'une lecture partielle de l'Anti-Oedipe de Deleuze et Guattari d'éclairer ce dont le désir est le produit: désirer quelque chose ou quelqu'un, est-ce seulement vouloir une chose qui nous manque ou travailler à la réalité de ce qui fait notre désir?
Lorsque je dis " je te désire", suis-je en train de dire "je te veux" ou"ça me travaille"? Suis-je en train d'exprimer un objet de ma volonté dont je souhaite la réalisation ou de mettre en oeuvre ici et maintenant le produit de mon désir?
Où l'on verra que le désir est quelque chose qui ne cesse de travailler, de nous travailler...
La moitié des séances prendra la forme d'un atelier de lecture de l'Anti-Oedipe de Deleuze-Guattari. Il est donc conseillé de se procurer l'ouvrage et de le parcourir.
Deleuze-Guattari, Capitalisme et Schizophrénie, 1 - l'Anti-Oedipe, éd° Minuit, 1972.
Une bibliographie plus complète sera transmise en début d'année.
Ce cours fait suite à ceux des années 2007-2008 à 2009-2010. Il n'est cependant pas indispensable de les avoir suivi. Tout au plus est-il utile de consulter leurs progressions sur ce blog.
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